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Inserm UMR 1085 - Équipe 10 : Épidémiologie en santé au travail et ergonomie (Ester)


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    Epidémiologie et surveillance des TMS

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    Epidémiologie et surveillance des TMS des membres et du rachis en population et en entreprise

    L'objectif de cette thématique est l'amélioration de la description clinique et épidémiologique des TMS des membres et des lombalgies, y compris leurs répercussions socio-économiques et professionnelles, mais aussi de la compréhension des mécanismes physiologiques, psychosociologiques et organisationnels à l’origine de ces troubles.

    Sur le plan méthodologique, les travaux de recherche s’appuient sur les données du réseau de surveillance épidémiologique des TMS en Pays de la Loire et les grandes enquêtes nationales (SUMER, SIP)  et bientôt la cohorte « CONSTANCES » (Marie Zins et Marcel Goldberg UMS 011 INSERM UVSQ). Les recherches s’appuient sur les travaux des épidémiologistes du LEEST et sur l’encadrement de thésards et de stagiaires de Master ou de Licences en statistiques et épidémiologies.

    Les principaux résultats sont les suivants:
    • La prévalence et l’incidence des TMS sont plus élevées que ne laissent penser les statistiques médico-administratives. Ainsi, nous avons montré que près de 13 % des salariés (11 % des hommes et 15 % des femmes) souffrent d’un TMS diagnostiqué par leur médecin du travail et que plus de la moitié d’entre eux sont exposés au risque. La prévalence des TMS-MS double après 50 ans alors que les contraintes des situations de travail restent fortes, ce qui fragilise les travailleurs vieillissants.
    • Les TMS sont une source importante d’inégalités de santé car ils affectent principalement les catégories ouvrières des deux sexes et les employées de sexe féminin.
    • Les modèles de risque issus de nos travaux confirment le caractère multifactoriel des TMS faisant intervenir des facteurs de susceptibilité individuelle (âge, genre) non modifiables ou peu modifiables (obésité, diabète) et des facteurs liés au travail modifiables. Outre des facteurs biomécaniques, comme la répétition des gestes, l’intensité des efforts, la posture adoptée ou l'exposition aux vibrations, qui conditionnent directement les contraintes tissulaires périarticulaires, nous avons montré l’influence des facteurs psychosociaux liés au travail. Surtout, nous avons été à l’origine des rares études épidémiologiques consacrées à l’impact des facteurs liés à l’organisation du travail et montré ainsi l’importance de ces déterminants des déterminants des TMS.
    • La proportion de cas attribuable à l’activité professionnelle est élevée : 25 % dans la population générale et entre 30 et 66 % selon les catégories professionnelles et les secteurs d’activités, d’après les données de la surveillance épidémiologiques du syndrome du canal carpien dans le Maine et Loire et les Bouches du Rhône.
    • L’impact sur la qualité de vie et les parcours professionnels des TMS est important.
    • Déficit des actions de prévention des TMS, y compris après intervention chirurgicale ou reconnaissance en maladie professionnelle.