Aller au contenuAller au menuAller à la rechercheAller à la page d'actualités

Inserm UMR 1085 - Équipe 10 : Épidémiologie en santé au travail et ergonomie (Ester)


Navigation principale

    Recherche

    Fil d'ariane

    Surveillance en population générale

    Surveillance en population générale

    • Partager la page sur les réseaux sociaux
    • Envoyer cette page par mail

      Envoyer par mail


      Séparés par des virgules
    • Imprimer cette page

    Le volet de surveillance épidémiologique des TMS en Pays de la Loire porte sur différentes pathologies, retenues comme étant traceuses de TMS du membre supérieur (le syndrome du canal carpien ou SCC) ou de TMS du rachis (la hernie discale). De plus, du fait la part croissante des problèmes de l’épaule dans les statistiques de maladies professionnelles reconnues et de de l’incapacité importante qu’elle peut entrainer, un travail est actuellement initié sur la tendinopathie de la coiffe des rotateurs.

    Le syndrome du canal carpien (SCC) 

    Le syndrome du canal carpien (SCC) traduit la compression du nerf médian lors de son passage sous le ligament annulaire antérieur du carpe, à la base de la paume de la main. Les principaux facteurs de risque professionnels reconnus du SCC sont les mouvements répétitifs de flexion/extension et de déviation du poignet, le travail de force et l’utilisation d’un outil vibrant. L’obésité, le diabète et l’hypothyroïdie sont les principaux facteurs de susceptibilité individuelle. Le SCC constitue la première cause de maladie professionnelle en France avec 8 797 cas en 2003, soit 37 % des maladies professionnelles indemnisables au titre du tableau 57 du régime général, devant les pathologies de l’épaule et du coude. 

    Deux programmes de surveillance épidémiologique ont été mis en oeuvre dans le département du Maine-et-Loire afin d’estimer l’incidence du SCC dans la population générale, qu’il soit ou non d’origine professionnelle, d’étudier sa distribution en fonction de l’âge, du sexe, du secteur d’activité et de la profession et de déterminer la part des cas attribuables à l’activité professionnelle :

    • Le premier, mis en place entre 2002 et 2004, reposait sur un réseau de cinq médecins neurophysiologistes et/ou neurologues pratiquant en 2002 le diagnostic électromyographique (EMG) du SCC dans le Maine-et-Loire.
    • Le deuxième a permis, grâce à la collaboration des chirurgiens de la Main du Maine et Loire, de repérer a posteriori une majorité des cas opérés d’un SCC dans le département en 2002 et 2003.

    Dans les deux programmes, les personnes concernées par cette surveillance sont les adultes âgés de 20 à 59 ans, résidant dans le Maine-et-Loire, professionnellement actifs ou non, présentant un SCC diagnostiqué par l’un des médecins du réseau (pour les cas EMG) ou opérés dans une des cliniques participantes (pour les cas opérés).

    Plusieurs articles ont été publiés à partir des données issues de cette enquête, portant notamment sur les fractions de risques attribuables au travail.

    Les résultats de ces enquêtes ont été affinés en réalisant des fractions de risque attribuables, qui prennent en compte non seulement l’emploi mais aussi les facteurs individuels, connus comme étant à risque de SCC, tels que l’obésité, le diabète ou les problèmes thyroïdiens.

    La hernie discale

    La pathologie rachidienne représente la première cause de morbidité ostéoarticulaire en milieu de travail (Expertise collective INSERM, 2000). Près de 30 % des salariés européens déclarent souffrir de douleurs rachidiennes (Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, 2000). Il est donc indispensable de mettre en place un système de surveillance de ces affections extrêmement fréquentes. Le choix de l’indicateur susceptible de représenter au mieux l’ampleur de la pathologie rachidienne est plus complexe que pour le membre supérieur. C’est pourquoi, après analyse de la littérature, deux types d’indicateurs ont été retenus : d’une part, la lombalgie diagnostiquée par auto-questionnaire dans le cadre du réseau de surveillance des TMS en entreprise et, d’autre part, la hernie discale opérée (HDO) à l’aide des données du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) des hôpitaux et cliniques. Une expérimentation d’un réseau de surveillance épidémiologique de la hernie discale en population, à l’aide des données du PMSI des hôpitaux et cliniques a été réalisée dans le département de la Loire-Atlantique en 2004-2005 avant d’envisager son extension à d’autres départements. Il s’agit d’évaluer la faisabilité d’un tel réseau pour estimer l’incidence de la HDO dans la population générale, qu’elle soit ou non d’origine professionnelle, et d’étudier sa distribution en fonction de l’âge, du sexe, du secteur d’activité et de la profession.

    Au vu des résultats encourageants de cette étude, il a été décidé de réaliser une enquête rétrospective sur les habitants des Pays de la Loire opérés d’une hernie discale en 2007 et 2008. Pour ce faire, il a été indispensable de détecter avec précision les actes codant des actes chirurgicaux de la hernie discale afin de pouvoir les repérer de façon exhaustive et éviter tout biais de recrutement. Ainsi, une liste de codes a été établie en collaboration avec le DIM du CHU d’Angers, validée par les rééducateurs du Centre Régional de Rééducation et Réadaptation Fonctionnelles (C3RF), les orthopédistes du CHU d’Angers et de la clinique Saint-Léonard ainsi que les neurochirurgiens du CHU de Nantes.

    La tendinopathie de la coiffe des rotateurs de l’épaule

    Le LEEST a participé à deux groupes de travail de la Haute autorité de santé (HAS) consacrés à l’élaboration de recommandations professionnelles sur la chirurgie de la rupture des tendons de la coiffe des rotateurs et sur la réadaptation fonctionnelle post-chirurgicale. Ceci a permis l’intégration au groupe de recherche pluridisciplinaire sur la pathologie de l’épaule (GREP) et l’ébauche d’un réseau coopératif pour la surveillance des tendinopathies de l’épaule dans les Pays de la Loire. Une première synthèse des actes codant la chirurgie de l’épaule a été effectuée et un travail préparatoire a été réalisé avec le service d’orthopédie du CHU d’Angers (Dr L Hubert).