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Inserm UMR 1085 - Équipe 10 : Épidémiologie en santé au travail et ergonomie (Ester)


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    Surveillance en population salariée

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    La phase transversale

    En 2002, l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) a mis en place un réseau de surveillance épidémiologique des troubles musculo-squelettiques dans la région des Pays de la Loire. Entre 2002 et 2005, 83 médecins du travail des cinq départements de la région ont accepté de participer à ce réseau de surveillance. Un échantillon de 3 710 salariés a été inclus par tirage au sort parmi les salariés âgés de 20 à 59 ans travaillant dans des entreprises privées ou publiques de la région et dont la surveillance médicale au travail était assurée par l’un des médecins du réseau.

    Les données sur les symptômes musculo-squelettiques et les TMS diagnostiqués ont été recueillies respectivement par auto-questionnaire rempli par le salarié avant la consultation de médecine du travail et par un examen clinique standardisé réalisé au cours de celle-ci. L’auto-questionnaire, dérivé du questionnaire scandinave dit « Nordique », évalue l’existence au cours des 12 derniers mois et des 7 derniers jours de symptômes de type courbatures, douleurs, gêne ou engourdissement, au niveau des zones anatomiques suivantes : nuque /cou, épaule / bras, coude / avant-bras, main / poignet, doigts, haut du dos, bas du dos, hanche / cuisse, genou / jambe et cheville / pied. La réalisation de l’examen clinique s'est appuyée sur la présence de symptômes (douleur, gêne fonctionnelle, etc.) au cours des 12 derniers mois, conformément à la démarche diagnostique standardisée du consensus européen Saltsa pour la surveillance épidémiologique des TMS (Sluiter et al., 2001). Cette démarche a été définie et validée sur la base d'une recherche bibliographique systématique par un groupe d'experts européens réunis à la demande de l'organisation suédoise Saltsa autour de l'équipe de l'institut Coronel d'Amsterdam. Elle décrit les manœuvres cliniques pour le diagnostic des principaux TMS des membres supérieurs (syndrome de la coiffe des rotateurs de l’épaule, épicondylite latérale, tendinites des fléchisseurs ou des extenseurs des doigts, ténosynovite de De Quervain, syndrome du canal carpien, syndrome du tunnel cubital). Tous les médecins participant au réseau de surveillance ont été préalablement formés à la théorie et à la pratique de cette démarche clinique.

    Les caractéristiques de l’emploi actuel et de l’exposition professionnelle au risque de TMS ont été recueillies à l’aide de l’auto-questionnaire portant sur les facteurs organisationnels (polyvalence, rythme de travail, etc.), biomécaniques (répétitivité, force, postures) et psychosociaux identifiés dans la littérature comme facteurs de risque de TMS. Les trois dimensions psychosociales, à savoir la demande psychologique, la latitude décisionnelle et le soutien social au travail, ont été évaluées à l’aide du "Job Content Questionnaire" (JCQ) de Karasek, dans sa version validée en français.

    Cette phase initiale a permis de produire des connaissances inédites sur la fréquence des TMS et des contraintes professionnelles dans la population salariée.

    Accéder à la synthèse des prévalences des symptômes, TMS diagnostiqués et facteurs de risque de TMS par professions et catégories socioprofessionnelles et secteur d'activité

     

    La phase de suivi : COSALI

    En 2006, le suivi prospectif de ces salariés a été mis en place et une plaquette d’information reprenant les principaux résultats de la phase initiale et les perspectives de suivi a été envoyée aux salariés et aux médecins participants. L’objectif principal du suivi est de décrire le devenir médical et professionnel des salariés et d’étudier plus particulièrement celui des salariés chez lesquels un TMS de l’épaule avait été diagnostiqué. Cette cohorte a été baptisée COSALI pour « Cohorte des salariés ligériens ».

    En 2007, un auto-questionnaire postal a été envoyé à l’ensemble des salariés de la cohorte. Il portait sur l’évaluation des symptômes musculo-squelettiques (questionnaire de type « Nordique »), la qualité de vie (échelle SF-36), l’évolution professionnelle depuis la phase initiale, les conditions de travail actuelles et les facteurs psychosociaux (questionnaire de Karasek). Un questionnaire plus complet était proposé aux 274 salariés présentant un syndrome de la coiffe des rotateurs lors de la phase initiale, renseignant sur la prise en charge médico-chirurgicale de leur problème à l’épaule et sur l’évaluation de leur incapacité fonctionnelle des membres supérieurs (questionnaire Dash). Un total de 2 332 auto-questionnaires a été recueilli soit un taux de retour global de 62,9 %.

    De plus, un examen clinique standardisé conforme au consensus Saltsa était réalisé par le médecin du travail à partir de 2007 chez les salariés souffrant d’un problème à l’épaule et entre 2008 et 2010 chez les autres salariés. Un total de 1 611 salariés a pu bénéficier d’un examen clinique entre 2007 et mi-2010. Le taux de retour atteint 43,4 % sur l’ensemble des salariés, et 64,9 % si l’on ne considère que les salariés dont le médecin du travail était connu du LEEST lors du suivi (sont donc exclus : les retraités, les salariés ayant démissionné, ayant quitté la région, licenciés…). Cette phase de suivi a permis d’enrichir l’état des connaissances sur le devenir professionnel et médical des salariés.

    Télécharger la plaquette envoyée aux salariés et aux médecins du travail participant au réseau de surveillance des TMS en entreprise.

    Accéder aux questionnaires et examens cliniques de l'enquête COSALI.